Préparation des maïs

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Fin avril, il est temps de broyer les engrais verts avant de préparer la terre pour les semis de maïs.
En plus des parcs à canards plantés en colza fourrager + trêfle blanc, le champ Otar handia avait été semé en fin d'été avec un mélange de trêfle incarnat et colza fourrager.
Ce champ, une ancienne défriche de thouyas est située sur un sommet de colline, à 3 km des batiments de la ferme.

L'engrais vert s'est formidablement  bien développé pendant toute la mauvaise saison.
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Un peu trop d'ailleurs pour le colza qui par endroits a étouffé tout le reste et est monté à plus de deux mètres de hauteur.
Pauvre tracteur!
Il a fallu une journée entière pour broyer les 3,5 hectares, en s'arrétant toutes les demi-heures pour nettoyer les grilles et le radiateur recouverts d'une couche dense de pétales de fleurs de colza.
Montée en température assurée!

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Là ou le colza était moins dense, on retrouvait l'équilibre recherché :

  • du colza pour travailler la terre en profondeur et casser les dernières semelles de labour
  • du trêfle incarnat, au système racinaire complémentaire pour une exploration maximale de la couche arable et, légumineuse oblige, la fixation d'azote de l'air pour produire une bonne partie de la fumure azotée du maïs qui sera implanté les jours suivants.
  • Quelques repousses de triticale et de fèverole pour une plus grande diversité.


Les abeilles et autres insectes pollinisateurs étaient à la fête dans cette jungle floristique. Le sol lui se présente sous une forme trés grumeleuse, idéale pour un semis direct du maïs. Mais notre semoir n'étant pas équipé de chasse-débris et de coutre ouvreur, il nous faudra faire un minimum de travail du sol pour faire décomposer une partie de cette végétation.

Sitôt le broyage terminé, les orages ont éclatés et depuis, il est tombé 117 mm d'eau, soit 1170 m3 d'eau à l'hectare!