Les traitements sanitaires

image setsLors de nos débuts, nous avons procédé de manière classique : des parcs pour élever les canards et, à côté, des champs pour produire les aliments.
Confinés sur un peu plus d'un hectare, au fur et à mesure que les effectifs augmentaient, les canards ont commencé à présenter des problèmes sanitaires : coccidioses chez les jeunes, choléra pour les grands.


Nous avons alors dû les traiter et les vacciner avec tous ce que cela représente en coûts de médicaments, en temps passé et en soucis.

Rapidement nous avons pris conscience que les problèmes venaient des trop fortes densités de canards par rapport à la surface des bâtiments et des parcours.

Nous avons donc installé plusieurs canetonnières, des parcs plus vastes et imbriqués champs et parcours.

Depuis, tous les problèmes sanitaires ont disparus comme par enchantement : non seulement nous ne vaccinons plus, mais nous avons également arrêtés l'utilisation de vermifuges contre les vers parasites et nous ne désinfectons plus les bâtiments.

Et, malgré cela, les canards sont dans une forme éblouissante.

Cela a été le grand enseignement de notre expérience de 25 ans d'élevage :



La maladie n'est pas une fatalité : c'est la concentration et la promiscuité qui la provoque!



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Dés lors, vous comprendrez que des mesures comme le confinement décrété contre la grippe aviaire nous paraissent des énormités dont nous ne savons s'il faut en rire ou en pleurer. Il faut d'ailleurs souligner à ce sujet que cette maladie est typiquement une maladie d'intérieur : ces souches très virulentes survivent difficilement à l'extérieur car elles tuent trop vite leur hôte, avant qu'il les ait disséminées.

Nous avons maintenant un recul d'une quinzaine d'année sans l'ombre d'un problème sanitaire et c'est cela qui nous rend aussi serein sur nos pratiques : les vétérinaires qui viennent chez nous n'y viennent pas en praticiens, mais en clients de nos produits.